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C'est qui le boss?

24 octobre 2017 - 11:51

C'EST QUI LE BOSS ?

 

Au moment d'entrer dans cette propriété ploërmelaise, le temps gris, les nuages bas, le vent frisquet et les feuilles jaunâtres virevoltantes me font penser que j'aurais dû mettre un Damart et mon sous-pull orange qui aurait parfaitement collé avec la météo. Je me dis aussi que j'aurais peut-être pu avertir les hôtes de mon arrivée mais pense finalement que ce n'est pas plus mal comme ça et que venir par surprise va empêcher mes interlocuteurs de trop préparer leurs réponses et que mon article allait encore y gagner en substance et en qualité (si c'est possible, en toute modestie). C'est un conseil que je donnerai à un futur journaliste s'il me le demande..... ce qui pour l'instant n'est pas le cas bizarrement. Je ne vois qu'une raison à cela : les jeunes sont sans doute intimidés et n'osent pas approcher ce journaliste dont le talent fait passer Jérôme Bouin et sa plume pour un collégien en stage de fin de 3ème dans un journal local. Mais revenons à la question qui vous préoccupe, chers lecteurs et surtout chères lectrices : où es-tu donc, journaliste adoré ?, et puis rentre vite au chaud, tu vas prendre froid ! C'est donc poussé par cette pensée que j'ose approcher de cette belle demeure quasiment neuve, guettant avec crainte l'arrivée d'un animal de race canine. Car oui, je dois l'avouer, j'ai peur des chiens, de tous les chiens. Mais bon pas de clébard à l'horizon. Je marche donc rapidement (sait-on jamais !) et appuie trois fois (oui, trois fois, c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup) sur la sonnette. Une tête apparaît dans l’entrebâillement de la porte retenue par une tirette, tête qui me confirme que je ne me suis pas trompée de maison mais tête qui me gratifie d'un cinglant « Oh non pas toi ! Dégage de chez moi ! Je ne veux pas apparaître dans ton torchon mensuel ! » avant de me claquer sèchement la porte au nez, nez qui aurait certainement été brisé s'il l'avait eu la taille de celui de certains d'entre-vous, mais je ne citerai pas de nom (on attaque pas le physique, mais content de te revoir sur un terrain, François!). Deux possibilités s'offrent alors à moi : faire demi-tour ou insister. Je fais ici une nouvelle pause dans mon récit pour donner un autre conseil aux jeunes ou moins jeunes que la lecture de ces articles inciterait à embrasser la carrière de journaliste. Ne jamais faire demi-tour....sauf s'il y a un chien ! J'étends donc mon index en direction de la sonnette et donne deux petites pressions horizontales qui déclenchent une jolie petite musique (il me semble avoir reconnu « La truite » de Schubert) puis l'ouverture toujours légère de la porte d'entrée :

  • Tu n'as pas compris, ce que je viens de te dire ?

  • Si très bien. Je voulais juste te dire avant de m'en aller que j'allais quand même écrire mon article mais que faute d'infos, j'allais être obligé d'en inventer, ce que je déteste mais qui est parfois obligatoire quand on ne m'en laisse pas le choix.

Vingt secondes plus tard, je suis au chaud à l'intérieur (je vous sens rassurées chères lectrices). Mon interlocuteur me fait entrer dans le salon avant de s'asseoir dans un fauteuil en cuir portant au dos une étiquette « THE KING ». Deux enfants se chamaillent dans le pièce d'à côté. Je m'apprête à m'asseoir dans le fauteuil en face de celui de mon « »hôte », identique au premier mais surmonté lui de la formule « The Queen from Brignac », lorsque la personne assise en face de moi, que vous avez peut-être reconnue, me déclare d'un ton sec :

  • Non, ça c'est le siège de ma femme Magali. Toi tu prends le tabouret juste à coté. On l'a acheté chez l'Outilleur Auvergnat, ce sera très bien pour quelqu'un comme toi.

  • Merci, Cyrille, pour cet accueil si chaleureux.

  • Mon épouse est fan de ce que tu fais...

  • Je la comprends.

  • Mais moi, je me méfie. Tu pourrais enregistrer l'interview afin que je puisse vérifier que tu n'as rien inventé ensuite ?

  • Pas de souci, j'allais te le proposer.

    Je sors donc mon enregistreur vocal numérique MP3 de la marque Olympus, acheté 49,99€ chez Darty, achat que je passe en frais professionnel, ne vous inquiétez pas pour moi. J'appuie sur la touche REC et gagne par ce geste la confiance de l’entraîneur de Ruffiac-Malestroit foot que vous avez désormais tous reconnu et peut donc démarrer mon interview qui va se révéler pleine de surprises, une nouvelle fois.

  • Magali n'est pas là ?

  • Non, elle n'est pas rentrée du travail. Ah ben, puisqu'on en parle, là voilà !

Entre alors Magali, en tenue de sport, le visage rougi par la sueur. Je me lève et lui fais la bise, sous l’œil un tantinet inquiet de son mari.

  • Salut, Gaétan, j'aime beaucoup ce que tu écris sur le site du club, me dit-elle avec un charmant sourire.

  • Je ne fais que mon métier, réponds-je modestement, mais je dois dire que tu n'es pas la première personne à me le dire.

    Les gens me disent souvent ça mais ont tendance à changer d'avis quand leur nom apparaît dans un article. Sera-ce le cas cette fois ? Je me dois d'être honnête....c'est possible.

    - Cyrille m'a dit que tu étais au travail mais on dirait plutôt que tu rentres d'un jogging.

  • Tu ne crois pas si bien dire, je prépare le marathon de Paris en avril prochain.

  • Pardon, mais je ne vois pas bien le rapport avec ton travail ?

    Cyrille, sans doute désireux de reprendre la main, intervient alors :

  • Pour être sur d'être en forme le jour J, Mag va au travail le matin en courant et fait le même chose le soir pour rentrer. 20 kilomètres aller, 20 kilomètres retour, 5 jours par semaine, ça maintient en forme.

  • Ouah, impressionnant ! Et ce n'est pas trop fatigant, Magali ?

  • Si, un....

  • Non, non c'est juste une question d'habitude, hein ma chérie ?

  • Oui mais quand même, des fois c'est dur. Par exemple aujourd'hui, ils m'ont demandé d'aller à Vannes pour une mission. 40 kilomètres aller, autant pour le retour.

  • Il n'y a pas de voiture de fonction dans la boîte ?, interviens-je alors.

  • Si mais elle est en panne.

  • Alors ? Tu n'y es pas allée à pied en courant quand même ?

  • Non, fort heureusement, ils m'ont prêté une trottinette.

  • 40 bornes sur chaque jambe, c'est bon ça, ma chérie pour te muscler les pattes. C'est rigolo, ça tombe juste le jour où je n'avais pas cours. J'ai rien fait de la journée et toi, t'as fait vachement de bornes. C'est drôle hein, Mag ?

  • Bof, répond Magali en commençant ses étirements.

  • Ben, pourquoi tu t'étires ? Tu ne vas pas chercher le pain en courant ? J'ai ramassé les voitures et moi je ne ressors pas de ce temps là.

  • Ok, j'y vais mais après je ne bouge plus.

  • Pas de souci. Deux baguettes tradition, comme d'hab, ok ?

    Et Magali relace ses chaussures et sort par la porte d'entrée, non sans la faire claquer.

    - Pas trop dur à vivre cette période de préparation pour Magali ?

  • Pour elle ? Non, pourquoi ? C'est plus pour moi que c'est difficile. Elle a moins de temps pour s'occuper de la maison et des enfants, qui sont encore jeunes donc je me dois d'être encore plus présent. C'est pour ça que j'envisage de demander un mi-temps.

  • Ça va te faire combien d'heures du coup ?

  • 35 heures.

  • Par semaine ?

  • Non, par mois. Je voulais prendre un quart-temps mais ce n'était pas possible.C'est le problème dans l'enseignement, on ne fait pas toujours ce qu'on veut.

  • Revenons à Magali. Elle doit apprécier de se reposer le week-end, je pense non ?

  • Oui, on allège un peu. Je lui demande juste le samedi d'aller acheter de la charcuterie à Inter, des laitages à Super U, du pain à Taupont (c'est notre extra du week -end) et deux packs d'eau en passant à Leclerc. C'est très bon pour le cœur et les jambes tout ça.

  • Ah oui quand même !

  • Oui mais c'est pas tous les samedis. Samedi dernier, elle ne l'a pas fait par exemple.

  • Ah, tu me rassures.

  • Ben oui, on était invités le soir chez un copain à Questembert. J'ai dit à Magali que plutôt que de faire les courses à pied, ce serait bien qu'elle aille chez nos amis à pied. Je ne voulais pas qu'elle fasse les deux dans la journée. On ne sait jamais, des fois la fracture de fatigue arrive sans prévenir. Elle a rouspété un peu au début, faut dire qu'elle n'est pas toujours très courageuse, mais finalement elle a accepté.

  • La pauvre...

  • Comment ça, la pauvre ! Qui est-ce qui a dû préparer les enfants pour le soir pendant qu'elle courait ? Et bien, c'est Bibi !

  • Oui mais....

  • Et qui est-ce qui ne peut pas boire le soir parce qu'il ramène la voiture ? C'est encore Bibi...

  • Ah c'est gentil ça, elle peut se reposer au retour.

  • Se reposer ? Ça ne va pas non ! Les sièges en cuir de la voiture ne supportent pas la sueur. Et puis un marathon, ça ne se fait pas sur un coup de dés, ça se prépare. On voit bien que tu ne sais pas ce que c'est que la course à pied, et quand on te regarde, on sent que t'es plus Brioche Dorée qu'INTERSPORT (placement de produit, qu'est-ce qu'on dit Nico ?).

  • Donc, elle est rentrée à pied ?

  • Ben oui, mais je ne suis pas fou non plus !

  • Tu la suis ?

  • Non, ce serait trop long pour les enfants. Je l'oblige à prendre un gilet jaune pour qu'on puisse la voir dans la nuit. Et puis je lui demande de faire le minimum de course fractionnée.

  • Pourquoi ?

  • Ben, imagine qu'elle soit en phase d'accélération au moment de passer devant le radar de Molac et qu'elle se fasse flasher. Ça fait des frais en plus, et je ne suis que fonctionnaire (vous noterez ici le message politique qui passe ni vu, ni connu).

Arrive alors Magali, totalement exténuée, pouvant à peine parler.

- T'en as été longue ma chérie ?

-Toutes les boulangeries de Ploërmel étaient fermées, alors je suis allée à Campénéac.

-C'est bien même si j'ai pensé que finalement on n'avait pas besoin de pain ce soir. Mais bon, ça servira pour le petit-déjeuner de demain matin. Tu devrais t'étirer maintenant pour être en forme demain, ma chérie

 

Quelque peu interloqué parce que je viens de vivre, je me lève et me dirige à mon tour vers la porte d'entrée.

  • Ben, tu pars. Tu  ne veux pas qu'on parle foot un petit peu ?

  • Euh non, je crois que j'ai de quoi écrire un article.

  • Ok, comme tu veux.

 

En conclusion, plusieurs questions se posent. Magali sera-t-elle prête pour le marathon de Paris au mois d'avril ? N'hésitez pas à l'encourager en tout cas. Cyrille parviendra-t-il à obtenir son quart-temps ? Quand on veut, on peut. Le couple Martin me reparlera-t-il un jour ? Pas sûr, pas sûr. De toute façon, je m'en fiche, s'ils me sanctionnent trop lourdement, je fais appel....

 

Rendez-vous le mois prochain, je l'espère.

 

GF

 

 

 

 

Commentaires

gildas besnard 24 octobre 2017 20:57

Toujours aussi mégalo le journaleux, mais ça nous fait bien rire. Bon courage Magalie dans ta préparation du marathon !!!! "petite pensée aussi à Anne C, ça ne doit pas tjrs etre facile à la maison"

jean ma 24 octobre 2017 16:15

je confirme, doucement sur les commission d'appel, ca peu finir au pénale. bon courage du coup à Magalie, la famille verte et blanche est avec toi. En ce qui te concerne, toi papafleury, continu a nous donner le sourire, continu....

Staff
OlivierP
OlivierP 24 octobre 2017 14:24

Toujours aussi bon ! merci GF Bon courage à Magalie dans sa préparation. Gaétan, fait attention, faire appel, ne semble pas très bien vu ces temps ci ! La sanction peut s’alourdir :)

ANNIVERSAIRE DU MOIS

 

HAMONNEAU Lucas 03/06/2005
LECOVEC Maxence 13/06/2000
VIEL Gabin 14/06/2004
VIEL Mathys 16/06/2001
LE GAL Jean Marie 19/06/1986
LELIEVRE Nicolas 22/06/2000
POSSEME Romain 23/06/2000
HOUEIX Laurent 24/06/1989
PONDARD Jean Pierre 27/06/1948
RYO Bastien 27/06/2000
TASTARD Jean Paul 28/06/1968