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1 décembre 2023 à 23:12

"J'ai connu des stoppeurs bien plus forts"

  • GF, dans mon bureau, et tout de suite !
  • J’arrive, patron, j’arrive !

Les rumeurs sur une possible liquidation totale du journal « Le p’tit Mentoux » se multipliant depuis quelques semaines, je parcours les quelques mètres séparant le placard à balais dans lequel je travaille du bureau XXL du patron avec l’anxiété de me voir annoncer mon prochain licenciement.

  • Voilà patron, je suis là.
  • Bon, je voulais vous voir pour vous annoncer une nouvelle.
  • J’suis licencié, c’est ça ?
  • Licencié ? Vous me prenez pour un fou ou quoi ? Comment pourrais-je me passer de mon meilleur journaliste ? Non, au contraire, votre dernier article sur la fête du 15 août a été un grand succès et a redressé à lui seul les finances du journal. Dites donc, c’est vrai que JF, il n’en fout pas une et qu’il risque plus une tendinite du coude que des crampes aux mollets ?
  • C’est ce qui se dit mais bon je n’ai pas de preuve.
  • Bon bref, en tous cas, je voulais vous récompenser.
  • Une augmentation ?
  • Non, non mieux que ça !
  • Une voiture de fonction avec autorisation de l’utiliser pour emmener ma femme faire ses courses ?
  • Non, encore mieux que ça !
  • Ben là, j’vois pas, patron.
  • Écoutez-moi ça. Je vous offre un match à Ruffiac dimanche prochain, un match de R2 contre Rennes Beauregard.
  • Oh patron, c’est trop beau !!!! Merci, merci, merci !!!!

A peine remis de mes émotions, je me projette déjà vers ce dimanche à venir. Aller voir un match de RMF demande une préparation mentale mais également physique. Il ne s’agit pas de se rendre rue du stade à 50% de ses capacités. Je prends donc la sage décision de faire un cross chaque jour jusqu’au jour du match. Alors pas des grands cross, certes, 3-4 minutes pas plus, mais quand même, il faut le faire…non ?

C’est pourtant un journaliste pas très frais qui se présente à l’entrée du stade en ce dimanche 26 novembre. La cause ? Un samedi soir mal géré, trop arrosé qui réduit à néant tous mes efforts de la semaine. Mais bon, pas de regret, ce n’est pas tous les jours qu’on fête un néo-soixantenaire, légende du club, un grand blond qui jouait avec des chaussures noires, une frappe de mule, pas souvent cadrée mais une frappe de mule quand même. Vous l’avez reconnu ? Mais si, Didier. Ben oui, il a déjà 60 ans. Il les fait pas, hein ?

Bon toujours est-il que ce n’est pas un homme en forme olympique qui sort son porte-monnaie à 14h28 (eh oui, toujours cette précision diabolique !) :

  • Combien que j’dois ?
  • 5€, du con.
  • 5€ ?
  • Ben oui, c’est Poy le président qui fixe les tarifs. Cette année, il a dit qu’on fixait les prix en fonction du nombre de buts encaissés le dimanche précédent. Alors du coup, en ce moment, c’est 5€.
  • Et au fait, elle fait combien la B ?
  • Ben, regarde le tableau d’affichage électronique tout neuf, du con.

Je regarde donc la nouveauté de l’année qui marche en effet parfaitement (…sauf quand l’ami Romain oublie de le démarrer au coup d’envoi) pour découvrir que l’équipe réserve est tenue en échec par Pleucadeuc.  Je m’accoude alors à la balustrade pour voir François monter aux avants postes et reprendre un ballon mal dégagé par la défense adverse pour le propulser au fond des filets. 1 minute après mon arrivée ! Un hasard, pensez-vous ? Que nenni ! François me confiera plus tard dans l’après-midi s’être senti pousser des ailes dès qu’il m’a vu poser mes coudes sur les barres blanches. Raison également pour laquelle il a demandé à tirer le penalty un peu plus tard mais heureusement, Maxence est resté impassible et a pris ses responsabilités ce qui a permis à l’équipe B de l’emporter 2-0. Quand on pense que si François avait tiré et marqué ce pénalty, il serait revenu à l’équilibre sur l’ensemble de sa carrière entre le nombre de buts marqués à l’adversaire et ceux marqués contre son camp.

La pause entre les 2 matchs est marquée par l’arrivée du Père Noël, venu pour donner le coup d’envoi du match de l’équipe fanion. L’émotion est grande, moi qui ne l’avais jamais vu en vrai. Et je dois dire que je suis quelque peu inquiet pour l’événement de dans un mois. En effet, il m’a semblé très fatigué, c’est le moins qu’on puisse dire. Et surtout, ce sont ses propos parfois incohérents qui nourrissent cette inquiétude. Ainsi, il a parlé de rude soirée la veille, de routes à 4 grammes, de partante, de restante, de « Didier Fleury, Didier Fleury » chanté sur l’air de Benjamin Pavard…et j’en passe. On aurait dit un gars présent à la soirée de la veille. Et pourtant, je parle du Père Noël, du Christmas Father en personne. Autre élément troublant, plusieurs personnes l’auraient vu quitter le stade vers 15h45 (pour aller au marché de Noël) une collerette rouge autour de la bouche… Bizarre, comme JF le 15 août.  Un hasard sûrement.

Bon, ça fait 867 mots (c’est marqué en bas de mon écran) que je cause et le match de la A n’est toujours pas commencé. Qu’est-ce qu’ils sont longs à se préparer aussi, ces joueurs ! Ah les voilà ! Vous pourriez vous dépêcher, ça fait presque 2 pages que mes lecteurs et si chères lectrices attendent !

15h02 : coup d’envoi. Le début de match est équilibré mais malheureusement, dès la 10ème minute, nos amis du 35 ouvrent le score sur leur première occasion., une belle frappe des 20 mètres sur laquelle l’ami Marco ne peut rien faire. 10 cm, voilà ce qu’il manque à notre gardien. Si seulement, il avait écouté ses parents et mangé plus de soupe étant petit, on ne serait sans doute pas mené 1-0. Mais bon, c’est trop tard maintenant, il ne grandira plus. Et puis les regrets ne durent pas très longtemps puisque, quelques minutes plus tard, notre avant-centre Gilles Lamy échappe à son défenseur et vient égaliser pour le plus grand bonheur des nombreux supporters et supportrices présents en ce dimanche après-midi frisquet, c’est le moins qu’on puisse dire. Un après-midi qui corrobore le dicton « Quand les gants sont de sortie, le zizi rétrécit ». Mais revenons au match, très intéressant ma foi. Nos petits verts se défendent du feu de Dieu face à un adversaire impressionnant techniquement et physiquement, à l’image de leur numéro 4 à la détente phénoménale, en tous cas pour nous tous au bord du terrain, enfin je devrais dire presque tous car mon voisin Dada n’est pas de cet avis.

  • Arrêtez d’en faire des caisses avec ce n°4, j’en ai connu des bien plus forts, des plus physiques. Pas vous ? Vous ne vous rappelez pas avoir joué avec un stoppeur physique et technique, qui sautait au moins aussi haut que ce joueur rennais ?
  • Euh non, on ne voit pas. Y avait bien Daniel Picard, mais il était arrière droit, pas stoppeur. Marc Poyac n’avait pas cette détente… Non vraiment, on ne voit pas.
  • Votre culture footballistique me déçoit, les gars.
  • Ben, dis-nous à qui tu penses !
  • A personne, à personne…

Bon, ben pendant c’temps-là, les joueurs continuent de courir, très vite pour certains, notamment le n°7 rennais qui s’infiltre dans la surface et trompe Marco en tirant entre ses jambes. Un bricoleur comme ça qui vient le dimanche au foot sans grillage, c’est presque une faute professionnelle, je trouve. Et voilà, mi-temps : RMF …1 – Rennes Beauregard…2.

Comme à l’accoutumée, nous profitons de ces 15 minutes de pause pour rejoindre la buvette, espérant y trouver chaleur et réconfort. Bon la chaleur est impossible à trouver mais pour le réconfort, on trouve ce qu’il faut dans un gobelet cylindrique de 25 cl, mousse comprise. Mais voilà déjà les joueurs qui reviennent. Au même moment, l’ami Thierry fait son apparition rue du stade. Tout juste revenu de la Réunion, il semble quelque peu fatigué et ronchon. Venant vers nous après un passage par la buvette, il nous salue :

  • Oté ! Koman i lé ?

Quelque peu perplexes, nous mettons quelques minutes à comprendre que le gaillard nous parle en créole, langue que nous maîtrisons à vrai dire pas ou très peu. On lui fait donc comprendre que la communication risque d’être difficile s’il continue à parler créole, mais le bougre s’entête. Il finira malgré tout par céder quelques minutes plus tard quand il revient énervé qu’on ait refusé de lui servir un ti-punch à la buvette.  Pendant ce temps-là, le match a repris et les petits hommes verts, poussés par leur formidable public se défendent bec et ongles, dominant même les 3èmes du classement. L’égalisation finit ainsi par logiquement arriver à la 80ème minute suite à une belle frappe de Lucas qui provoque un séisme de magnitude 1,664 sur l’échelle de la buvette. La fin de match est exaltante, chaque équipe ayant une énorme occasion de l’emporter dans les arrêts de jeu : Lucas tout d’abord qui est à deux doigts (« sans whisky d’abord… ») de reprendre une magnifique ouverture de Gilles  (auteur d’une excellente rencontre face à un n°4 impressionnant, n’en déplaise à Dada) puis les deux attaquants rennais qui se présentent seuls face Marco. Notre gardien bien aimé réalise alors un formidable double exploit : il se met tout d’abord à chanter à tue-tête « Les sardines » de Patrick Sébastien, ce qui provoque la peur du porteur de balle qui préfère passer la balle à son camarade de jeu situé à sa gauche, seul face au but, sans gardien. Ce dernier a alors le réflexe incroyable de se tourner vers l’arbitre de touche pour lui crier « 50% sur ta véranda si tu lèves le drapeau ». Formidable intuition puisque le drapeau se lève pour signaler un hors-jeu. Ouf et bravo Marco ! Le match se termine donc sur ce score de 2-2, plutôt logique dans l’ensemble et qui met fin à la mauvaise série en cours. Bravo aux joueurs qui n’ont rien lâché, à Maxime le coach, parce qu’il faut toujours dire bravo au coach, et à ce formidable public, chaque dimanche plus nombreux et plus bruyant. (Mention également pour cette sympathique équipe rennaise, très fair play de surcroit). J’ai passé une superbe après-midi en votre compagnie. Même si je suis moins souvent au stade depuis quelque temps, sachez que je vous suis de près et que je ne suis pas le seul dans ce cas. Beaucoup de personnes de toutes générations (petite dédicace notamment à un octogénaire cher à mon cœur), ne pouvant être au stade attendent avec impatience que leur portable vibre le dimanche soir pour avoir le résultat de ce club pas comme les autres. C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup.

GF

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

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