Ruffiac Malestroit Foot : site officiel du club de foot de RUFFIAC - footeo

28 mai 2024 à 21:48

Vous êtes tous formidables !!!!!!!!!

-GF, dans mon bureau !!!

-Encore ?

-Oui et tout de suite, c'est urgent.

Je laisse donc en plan sur mon bureau l'écriture de mon article passionnant sur l’alcoolisme en milieu urbain chez les batraciens gays pour rejoindre le bureau du patron. Je trouve celui-ci avachi dans son fauteuil, les deux Santiags sur la table. Sur le semelle d'une d'entre elles, est collé un chewing-gum (sûrement un Hollywood) de couleur rougeâtre me permettant de déduire qu'il était sans doute de goût fraise, cerise ou grenadine. Le sens du détail, toujours le sens du détail.

-Oui, vous vouliez me voir ?

-Ouais. Tu en es où de ton article sur les crapauds assoiffés ?

-Oh, il avance mais les témoignages sont difficiles à trouver, vous savez.

-Bon, tu le laisses de côté pour le moment. J'ai une mission pour toi.

-Ah oui, laquelle ?

-Tu vas aller couvrir le match du maintien de Ruffiac-Malestroit Foot contre Pacé  dimanche prochain.

-Ouais, génial ! Merci, patron !

-Et en plus, tu peux prendre la voiture de fonction.

-Super, ...mais on n'en a pas au journal.

-Et ben, tu la prends quand même.

-Ah, ok ! J’aurais préféré un chauffeur.....Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah !!!!!

-Parce que ça te fait rire ? Tu crois qu'on a les moyens de te payer un chauffeur, juste pour que tu picoles à foison pendant l'après-midi. Et en plus, je trouve que tu perds en objectivité quand tu bois la p’tite bière de trop alors que c'est ta qualité première sur une mission... quand tu es sobre, ce qui est malheureusement bien rare quand tu te rends dans ta commune d'origine.

 

Je reste quelque peu pantois face à cette saillie d'une agressivité sans nom. Qui ne le serait pas ? Mais ne vous inquiétez pas chers lecteurs et si chères lectrices, GF est solide et dur au mal. Je choisis rapidement de ne pas répondre, préférant me réjouir intérieurement de pouvoir me rendre rue du stade en ce dimanche si important pour le club. Je prends mon téléphone immédiatement pour appeler le président du club de Montertelot, autre club bien sympathique du secteur, pour lui annoncer que je serais sans doute légèrement en retard à l'interview que nous avions envisagée pour évoquer la magnifique 3ème place de l'équipe fanion en D2.

 

C'est donc un homme heureux qui franchit les grilles du stade vers 15h20 en ce dimanche 26 mai. Une clameur gigantesque salue d'ailleurs mon arrivée tandis que je vois des p'tits hommes verts s'embrasser sur le rectangle vert. Cet accueil fait monter en moi une grande vague d’émotion, si grande que je ne peux pas retenir les larmes qui se mettent à couler sans que je ne puisse les stopper. J’arrive à peine à balbutier un petit bonjour à Jean-François et Jean-Yves, préposés aux entrées en ce dimanche de tous les dangers.

-Et ben alors, y pleure le journaliste ?, me demande ce dernier.

-Ben, vous avez vu cet accueil ? C’est quand même pas banal...Que les supporters m’acclament à mon arrivée, c’est une chose mais que même les joueurs me célèbrent, c’est encore la dimension au-dessus. C’est beaucoup, beaucoup d’émotion.

-Ben c’est pas pour toi, du con. C’est pour célébrer la victoire de l’équipe C contre l’USSNAT. Du coup, on des chances de monter en D2 l’an prochain mais on ne connaîtra le verdict que dans quelques semaines.

-Ah, c’est pour ça ? Je me disais aussi…. Et qui a marqué ?

-Ben Léon.

-Vous me faites marcher là ? Ben Léon, marquer un but ?

-Non, non, c’est bien lui qui a marqué mais sur penalty. C’est plus facile, y’a moins de monde en face.

Toujours est-il que le dimanche footballistique s’annonce bien. Car à cette victoire importante de la C (sur le terrain d’honneur, s’il vous plaît) s’ajoute une dernière victoire pour l’équipe B grâce à des réalisations de Sullivan, Gildas et l’inévitable Maxence, permettant de dignement célébrer la montée en D1. Un immense bravo à ces 2 équipes !!!! Je me dis intérieurement que l’année est déjà réussie pour le club, puisque la montée de l’équipe réserve était l’objectif principal de cette année. On savait en effet qu’il allait être difficile pour l’équipe fanion de renouveler son bail en R2, nos p’tits hommes verts préférés faisant office de Petit Poucet dans ce groupe si compliqué sur le papier. D’ailleurs, comme le disait mon épouse en début d’année : «  Ton équipe de cœur a autant de chances de se maintenir en R2 qu’un pingouin de gagner le Paris-Dakar ». Si je vous le jure, elle a dit ça et en plus elle s’y connaît super bien en foot,….à part la règle du hors-jeu. Et pourtant, en ce dimanche, l’équipe de coach Max a son destin entre les mains pour se maintenir. Une victoire et c’est acquis, un nul et ça peut le faire, une défaite et ça se complique. Et l’adversaire venu de Pacé n’a beau plus rien à voir à jouer, il est tout de même 3ème au classement. À match exceptionnel dispositif exceptionnel. Je décide de prendre tous les risques en me rendant directement à la Tribuvette, sans attendre la mi-temps comme de coutume. Celle-ci est déjà pleine à craquer alors que la C refuse de quitter le terrain, multipliant les Tocca sous les acclamations du public. Bon elle finit tout de même par le faire pour laisser entrer les deux équipes, prêtes à en découdre. L’entrée des joueurs se fait dans un calme relatif facile à expliquer. Les supporters viennent de célébrer en chanson la victoire de l’équipe C… et chanter, ça donne soif…. Et puis, une certaine anxiété se fait sentir. Une victoire et c’est acquis, un nul et ça peut le faire, une défaite et ça se complique. Cette maxime (mais non, pas le coach, sinon, j’aurais mis une majuscule...soyez concentrés s’il vous plait) trotte dans toutes les têtes. Et pas seulement dans celles des supporters apparemment. Le début de match est en effet très tendu. La tactique des joueurs semble être celle-ci : pas plus de deux passes entre nous, après on la rend à l’adversaire. Une victoire et c’est acquis, un nul et ça peut le faire, une défaite et ça se complique…Les seules personnes détendues semblent être les vétérans qui, il est vrai, ont commencé leur 3ème mi-temps bien avant les autres. Ouh, les tricheurs !!! Il faut voir l’ami Yan, détendu comme un fil à linge mal déplié ou encore Ronan qui se promène de droite à gauche, le sourire scotché au visage et une bière collée dans chaque main. Guilleret, le gars Ronan !!! Bon revenons au match. Toujours aussi compliqué. Mon voisin T.H, parfaitement (ou presque) remis de son samedi à Lanouée me fait remarquer que l’absence de Guillaume se fait sentir au milieu. Alors Guillaume, ne t’enflamme pas, T.H était de fête la veille et avait peut-être quelques restes. On ne dit pas des bêtises pareilles en étant parfaitement à jeun. Mais toujours est-il qu’on souffre sur le terrain et en tribuvette jusqu’à ce que Hugo (je crois que c’est lui) dépose un magnifique corner sur la tête d’Adrien qui a décidé que s’il marquait un but, ce serait devant la foule et non pas dans le relatif anonymat du fond de terrain. Donc notre ami stoppeur fait exprès (il me l’a dit après) de louper sa tête alors qu’il était à 6 mètres du but. Oui, je sais, moi aussi je trouve ça nul mais au fond, il a bien fait… Bon ben toujours 0-0 du coup et si on ne voit pas souvent le ballon, l’adversaire n’est pas pour autant dangereux, ce qui permet à Benoît de passer un après-midi somme toute tranquille dans les cages. Il décide ainsi de faire un peu de ménage dans la surface : un p’tit coup de balai par ci, un p’tit coup de chiffon par là. Il me dira après le match que de toute sa carrière, il n’avait jamais une surface aussi sale que quand il a repris le flambeau après la blessure de Marco (soigne-toi bien et reviens vite, s’il te plait, Marco, tu vas trop me manquer sinon…). Donc il profite de moments calmes pendant le match pour nettoyer. Mais même ça, cela ne nous détend pas. Une victoire et c’est acquis, un nul et ça peut le faire, une défaite et ça se complique. Et puis soudain, RMF obtient un coup-franc sur l’aile droite. Hugo (là, je suis sûr que c’est lui) prend la balle, la fait rouler dans ses mains pour placer la valve dans la direction du but, pose le ballon par terre, recule de 4 pas, vide ses narines sans en mettre sur ses mains ou sur le maillot, prend son élan et enroule magnifiquement l’ogive pour la déposer sur la tête de Gilles qui la propulse au fond des filets adverses. Là, j’aurais pu écrire : « Prends en de la graine, Adrien », mais je ne vais pas le faire parce que…. La clameur est immense. On mène 1-0, on mène 1-0…. et on tient jusqu’à la mi-temps grâce notamment à un superbe arrêt au pied de Benoît, qui venait juste de ramasser son aspirateur. Mais le soulagement ne dure pas longtemps. On apprend en effet que la sympathique équipe de l’Eskouaden mène contre attente (ou presque) 2-0 contre le leader rennais (la TA, pas le Stade, sinon je n’aurais pas écrit leader…). Et du coup, comme un boomerang, la marotte revient :  Une victoire et c’est acquis, un nul et ça peut le faire, une défaite et ça se complique ...énormément. Ce sera donc compliqué jusqu’au bout. La mi-temps semble avoir quelque peu décontracté les joueurs locaux qui se mettent à gagner plus de duels. Gilles se procure même une occasion de doubler la mise mais tire à côté. Manque d’expérience sans doute. On n’est pas serein de notre côté surtout qu’Eskouaden a triplé le score...Une victoire et c’est acquis, un nul et ça peut le faire, une défaite et ça se complique ...énormément. Arrive alors l’action du match. Coup de pied de coin pour les francophiles, corner pour les footeux. Hugo prend la balle, la fait rouler dans ses mains pour placer la valve dans la direction du but, pose le ballon par terre, recule de 4 pas, vide ses narines sans en mettre sur ses mains ou sur le maillot (c’est un peu raté cette fois-ci), prend son élan et enroule magnifiquement l’ogive pour la déposer sur la tête d’Adrien qui la propulse sur le poteau…oh nooooooon….Découvrant cela et toujours en l’air, tel Po dans Kung Fu Panda, il se retourne et frappe le ballon de la semelle en criant « banzaï » pour le propulser dans les cages. Bon, ça c’est la version d’Adrien. Ma fonction de journaliste m’oblige à vous raconter ce qui s’est vraiment passé. Tout est vrai jusqu’au mot « poteau ». Après, Adrien a simplement eu un énorme coup de chance en retombant que le ballon lui tape le tibia. Quant au cri, c’était simplement un « aïe » au moment de sa chute pas du tout maîtrisée. Mais on s’en fout car….ça fait 2-0 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!. Une victoire et c’est acquis… Le délire est total, rue du stade. La suite de la rencontre est anecdotique même si la libération se fait attendre. Les joueurs de Pacé semblent ne plus trop y croire, la tête peut-être déjà un peu à leur finale de la coupe Maxime Portier qu’ils disputeront face à AS Vitré 2 (bonne chance à eux pour cette rencontre). Arrive alors la 98ème minute. L’homme en noir porte le sifflet à sa bouche pour signifier de trois petits coups secs la fin de la partie. La délivrance est énorme. RMF jouera à nouveau en R2 l’an prochain. Les 3 équipes seniors se retrouvent face à la Tribuvette pour célébrer ensemble et avec nous cet après-midi inoubliable. L’image est magnifique.

 

Alors quel adjectif utiliser pour qualifier cette saison du 10ème anniversaire de la création de RMF ? Extraordinaire ? Certainement. Grandiose ? Oh que oui. Fabuleuse ? Elle le sera si une bonne nouvelle tombe dans quelques semaines pour l’équipe C. Mais d’ores et déjà, je tiens à féliciter tous les joueurs, les coachs et les adjoints. Vous nous avez fait vivre des émotions grandioses. Gageons que ce n’est qu’un début. Je n’oublie pas également l’équipe dirigeante qui permet à ce club que nous aimons tant de se structurer un peu plus chaque année. Gageons que cela va continuer. Et que dire des bénévoles qui pour certains ne voient rien du match pour permettre à chacun de boire à sa guise. Gageons que les performances des équipes, les remerciements de chacun et les sourires échangés sont une belle consolation. Quant à vous supporters, vous êtes chaque dimanche plus nombreux, continuant à encourager nos équipes tout en respectant l’adversaire. Continuez, continuons ainsi à donner une si belle image de ce club formidable. Gageons que nous allons le faire.

 

En rejoignant mon épouse quelques heures plus tard, je lui déclare : « Tu sais, ça ne m’étonnerait pas qu’un pingouin gagne le Paris Dakar un de ces 4. Moi, j’y crois en tout cas ». Une victoire et c’est acquis…et vous l’avez fait.

 

A bientôt

 

GF

 

Commentaires

10 ans, Romain et ... Romain 8 jours
franck ntonga mazas est devenu membre 9 jours
Bruno BENEDETTI a commenté Permanence et Tarifs licences 2024/2025 27 jours
Permanence et Tarifs licences 2024/2025 28 jours
Vous êtes tous formidables !!!!!!!!! 1 mois
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